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THS (Three Horse Shoes) Rugby

[FFSE 2ème Div] Clichy Corpo 24 - 3 Oval'mines

24 Janvier 2014 , Rédigé par CS Clichy Rugby Corpo Publié dans #Match

RAPPORT DE COMBAT DE LA GRANDE GUERRE DE 14

  • Régiment : « 2ème Division FFSE - Clichy Corpo »
  • Lieu : faubourg de Clichy-la-Garenne, derrière l’hôpital

Rappelez-vous… c’était en 14 !

La première bataille du conflit, la première de l’année 14. Pas juste une escarmouche comme quelques semaines auparavant : certes cette dernière avait fait des dégâts parmi nos rangs. Pas tant physiquement, mais surtout moralement : Une victoire certe, mais pleine de regrets.

Cette fois c’était du sérieux ! La première vraie bataille du conflit allait être livré !

Le champ de bataille portait les séquelles des précédents affrontements : sans repères visibles, lourd, boueux… si ça avait été juste du sport on aurait même pu dire « a la limite du praticable ».

Nos adversaires n’étaient pas des inconnus, nous les avions déjà combattus par le passé et il faut l’admettre : ils nous avaient humilié. Mais cette fois nous n’étions plus les mêmes, du sang frais nous avait rejoint renforçant toutes nos lignes : notre artillerie avais gagné en puissance, notre infanterie en percussion et notre cavalerie en vitesse. Non ! Nous n’étions plus les mêmes et ce temps frais, à la limite du glacial, et ces nuages gris menaçants nous donnais du bôme au cœur : Cette bataille serai la notre et nous allions défendre chèrement notre territoire !

Une fois les obus de 18mm en place, les casques mis et les consignes tactique et stratégiques annoncées, nous étions en place pour recevoir le premier tir. « Tirez les premiers !» comme on aurait pu dire si nous avions été anglais.

Il ne fallu pas plus de 5min pour que nos adversaires donnent le ton et engrangent les 3 premiers pions à leur compteur. Mais nous savions que cette bataille ne ferai pas sans pertes, seul la victoire au bout du combat compterai.

Ce fût alors que le ciel se dégagea et que notre artillerie débuta ses coups de butoirs sous lesquels nos adversaires commençaient doucement à plier sans pour autant rompre. Mais notre suprématie en « touche » (désolé pour ce jargon militaire, mais parfois il faut appeler un chat un chat) commença à se concrétiser pour ne cesser de croître tout au long de l’affrontement. Et c’est justement sur un pilonnage en bon et dû forme de notre artillerie, dans les derniers 22 mètres du sommet de la colline, que notre infanterie assena le premier coup fatal à l’adversaire en plantant le premier drapeau. Cette fois nos adversaires y laissèrent 5 pions.

Mais la bataille n’en était encore qu’au début et cette suprématie de nos lignes d’avants ne cessa de s’affirmer pour se concrétisé quelques minutes plus tard pas un deuxième planté de drapeaux qui cette fois laissa 7 pions Oval’mines sur le carreau.

Une trêve bien mérité permis de faire le point tactique sur la situation, avec l’aide et l’avis pertinent du "Sergent-Chef recruteur Youki", du "major Christophe » et d’un vétéran de retour aux affaires «l'adjudant Kong ». La situation était simple : le terrain œuvrait en notre faveur et l’adversaire croulait sous les bombardements destructeurs de notre artillerie. Il nous suffisait donc de continuer à alimenter en munition nos 8 canons d’avants pour écraser l’adversaire et concrétiser notre domination.

De retour dans les tranchées devenus encore plus boueuses, limite visqueuses, nous appliquâmes à la lettre le plan de bataille et il advint ce qu’il devait advenir : 7 nouveaux pions Oval’mines tombèrent au champ d’honneur. 19 pions à 3, mais la bataille n’était pas finie.

L’adversaire intensifia l’usage de balles par-dessus nos lignes pour désorganiser notre défense et mettre à l’épreuve nos lignes d’arrières, mais avec un terrain aussi boueux la montée de leur cavalerie était bien trop ralentie pour être efficace et notre domination en « touche » ne fit que sceller leurs derniers espoirs de revenir dans la bataille.

Fort logiquement, et par la force des choses, l’adversaire resserra les lignes pour mieux encaissé et supporter nos bombardements en première ligne, mais c’est à ce moment là que nous avons lancé notre infanterie « baillonette en-avant » pour créer des brèches béantes dans leur défense au large et finir l’assaut par notre cavalerie à l’aile et ainsi clore l’affrontement en rajoutant 5 nouveaux pions à notre avantage.

24 à 3 tel fût, si chose dire, le « score final », mais surtout une victoire belle et de bonne augure pour de vaillants combattants qui marquèrent là l’une des plus jolies pages de l’histoire du régiment.

Rappelez-vous… c’était en 14 !

Une belle victoire ... c'était en 14 !

Une belle victoire ... c'était en 14 !

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Padirac 26/01/2014 18:50

Fiers de nous les mecs!
Faut rien lâcher !

Kong 25/01/2014 12:46

Super le résumé! Il y a des talents cachés dans cette équipe! ;) @ très vite! (J'essaye de vous mettre les photos/vidéos dans la journée)

Christophe 25/01/2014 09:24

Pour en finir avec la métaphore, on peut dire qu'ils sont venus en terrain (oval)miné et qu'il ne manquait que la grosse Bertha (entendez Amish) pour les répartir façon puzzle sur tout Paris... Repos.

Quentin 24/01/2014 19:50

On a presque l'air de tirailleurs sénégalais à la fin (pour poursuivre dans la métaphore ;)

Mammouth 24/01/2014 18:35

Un des matchs les plus solides et abouti que j'ai eu l'occasion de jouer sous ces couleurs.
J'ai marché comme Robocop toute la journée mais la douleur est bonne après une telle victoire.
Fier de jouer à vos côtés les gars!!!