Postule déja pour l'award de l'année du plus gros mytho : Nono (et du plus gros tout court)
Il n'y avait pas match et ce gredin le savait depuis 2 jours. ALors nous gentils canaris nous sommes venus mort de faim (et de soif pour Rhino). ET bam ! Pas de match.
Passé l'envie de lui casser sa gueule, on a décidé de s'entrainer.
Et devinez quoi... on s'est entrainé...
On a fait un touché puis des exercices de je sais pas trop quoi de toute facon le rugby j'y connais rien.
Ensuite on a fait des étirements avec les bras et les jambes, puis chacun a décliné son nom pour que tout le monde fasse connaissance. Ensuite tout le monde a dit une saloperie sur Rhino (Rhino est
un con, La meuf à Rhino c est mammouth avec des cheveux, ce genre de truc).
APrès tactac, on a fini par un mytho match de 5 minutes car à 21h30, le gardien du stade a éteint les lumieres.
Qu'il a rallumé ensuite seulement voilà il faut 20 minutes pour que ca se rallume donc on s'est barré dans les vestiaires un peu dégouté.
Donc pourtant, même pas soirée de merde, c'était plutôt sympa.
Mais j'y pense, connais tu réelement l'ami Rhino ?
Parce que c'est bien beau tout ça, mais finalement qui connait vraiment son prénom ... Antoine ? Clément ? Maxime ? Geneviève ? Remontons en 1968, à sa naissance.
Le papa et la maman de Rhino, qui sont frère et soeur, accouchent tous les deux à la clinique vétérinaire de Lons-le-saunier.
- Je vais l'appeler Eugène comme mon père, dit René (le père de Rhino)
- Je voulais l'appeler Thérése, comme papi, répond Simone (la mère de Rhino)
- Non, trois fois non, c'est tout pété comme nom
- Si t'es pas content, va dormir sur le canapé, fils de poule
Mai 68 faisant son effet, ils décident de lui laisser le choix de son prénom à ses 18 ans.
Pendant toute cette période, Rhino portera le nom d'Adolphe, histoire d'être sur de ne pas le perdre dans la foule.
D'école spécialisée en école spécialisée, Adolphe passe une enfance merveilleuse. Certes la vie n'est pas rose tous les jours mais avec ce genre de physique on ne peut pas trop en demander. Adolphe
fait l'admiration de ses parents.
Chaque semaine, ses notes en classe sont excellentes, il est l'égal de ses camarades et de plus, les filles lui tournent beaucoup autour.
Mai 1986, Adolphe a 18 ans et doit enfin choisir son prénom.
Il choisit entre 4 : Etienne (pour Etienne Daho, son chanteur préféré), Vulvetta (il ne cachera jamais sa part de féminité), Turbo (pour ses capacités d'accélération prodigieuses lors des
nombreuses compétitions de rami) et Rhino (délicat surnom que lui avait donné sa grand-mère à la naissance avant d'essayer de le dévorer).
L'histoire est ensuite connue, le désormais Rhino fait ses classes dans de nombreuses équipes de fédérale 2 et 3 de la région parisienne, passe même pro à Tarbes et passe à deux doigts (le majeur
et l'annulaire) d'une sélection internationale avec le Tadjikistan. C'est lors d''un camp d'entrainement tadjik qu'il fera la connaissance de Rodrigo Farouk Boukhara (qui deviendra le futur
Mammouth). Aligné dans la même équipe pour battre une sélection moldave, Rhino prend de plein fouet Mammouth qui lui brise le menisque, la rotule une partie du fémur, 10% du rein gauche, trois
orteils, tous les muscles de la machoire et lui cause un affaissement irréparable du système gastrique.
Sa carrière en lambeau, Rhino mettra des années à s'en remettre... pour finalement émerger au Three Horse Shoes. Alors oui certes, beaucoup diront que Rhino est un con, c'est assez justifié quand
on y pense, mais je vous prierai avant tout de voir à travers cet homme, de plus de 40 ans aujourd'hui, un accidenté de la vie, un homme âbimé par les supplices du destin, un être de chair et de
sang comme nous tous... un bel exemple que la vie peut donner une seconde chance à ceux qui le méritent.
Désormais, il faudra dire : "Rhino est un con mais il est méritant"
A lundi et/ou vendredi...
Kika parlé en der